Alphabet japonais : les tableaux hiragana et katakana complets (et comment les apprendre)¶
Tout le monde bute sur le même mur le premier jour : l'écriture. Pas les kanji — ça vient plus tard. Les kana. Les hiragana et les katakana portent à eux seuls environ 43 % de toute phrase japonaise imprimée, et tant que vous ne les lisez pas, tout ce que vous apprenez repose sur une couche de traduction qui vous ralentira pendant des années.
Voici les tableaux, ce que recouvre vraiment l'expression « alphabet japonais », et la méthode qui met les deux syllabaires dans votre tête en une semaine.
« Alphabet japonais » : le mot est faux, et ça change tout¶
Commençons par lever le malentendu, parce qu'il a des conséquences pratiques.
Un alphabet note des sons isolés : b, a, t. Le japonais, lui, n'écrit pas des sons isolés mais des syllabes. か ne se lit pas k, mais ka. On parle donc d'un syllabaire, et il y en a deux — les hiragana et les katakana — qui notent exactement les mêmes 46 syllabes de base avec deux jeux de formes différents.
Pourquoi ça compte ? Parce que la question « combien de lettres dans l'alphabet japonais ? » n'a pas de réponse utile, alors que « combien de kana ? » en a une, et elle est rassurante : 46 caractères par syllabaire, soit 92 formes à apprendre. Fini, fermé, faisable en quelques jours. À comparer aux ~2 100 kanji d'usage courant.
Les trois écritures du japonais¶
Le japonais s'écrit avec trois systèmes simultanément. Une phrase ordinaire les utilise tous les trois :
私はコーヒーが好きです。 — J'aime le café.
- Kanji (私, 好) — les caractères porteurs de sens, empruntés au chinois.
- Hiragana (は, が, きです) — la grammaire : particules, terminaisons verbales et adjectivales.
- Katakana (コーヒー) — le mot emprunté kōhī, « café ».

Dans une étude portant sur le quotidien Asahi Shimbun, les kanji représentaient environ 41 % des caractères imprimés, les hiragana 37 % et les katakana 6 %. Les kanji monopolisent l'attention, mais les deux syllabaires réunis pèsent presque autant sur la page — pour un coût d'apprentissage sans commune mesure.
Pourquoi les kana passent avant tout le reste¶
Il y a une raison plus dure que la simple fréquence. Le rōmaji est une
impasse. Lire le japonais à travers l'alphabet latin entraîne votre bouche à
produire des sons français et vos yeux à ignorer l'écriture réelle. Chaque heure
passée à lire watashi wa au lieu de わたしは est une heure qu'il faudra
refaire. Les kana ne sont pas un obstacle avant le cours — ils sont la
première leçon.
C'est aussi ce qui débloque les furigana, ces petites annotations en hiragana placées au-dessus des kanji pour en donner la lecture. Sans les kana, les furigana ne servent à rien ; avec eux, vous pouvez lire des textes très au-dessus de votre niveau en kanji.
Comment ça se passe dans Tsuzuki
Tsuzuki n'a aucun mode rōmaji. Chaque leçon s'affiche en 漢字 (kanji seuls), 漢字+ふりがな (kanji avec les lectures au-dessus) ou かな (kana seuls) — et les furigana sont eux-mêmes des hiragana. Apprendre les kana, c'est ce qui ouvre la porte. Ça prend quelques jours, et c'est la semaine la plus rentable de tout votre parcours.
Hiragana ou katakana : lequel en premier ?¶
Les hiragana. C'est le syllabaire le plus fréquent, il porte toute la grammaire, et c'est lui qu'on trouve dans les furigana et dans tous les manuels pour débutants. Apprenez les hiragana jusqu'à l'aisance, puis attaquez les katakana pendant que vous lisez déjà de vraies phrases : le second va beaucoup plus vite, puisque vous connaissez déjà les 46 sons. Vous ne réapprenez que des formes.
Les deux notent exactement les mêmes sons. か et カ se lisent tous deux ka. Toute la différence tient à quels mots s'écrivent dans quel syllabaire.
| Hiragana ひらがな | Katakana カタカナ | |
|---|---|---|
| Formes | Rondes, cursives, souples | Anguleuses, sèches, géométriques |
| Origine | Cursive simplifiée de kanji | Fragments de kanji |
| Servent à | Mots japonais natifs, particules, terminaisons, furigana | Mots étrangers, noms propres, onomatopées, espèces animales et végétales, emphase |
| Équivalent | Le texte par défaut | L'italique + l'écriture des mots étrangers |
| Exemple | たべる (taberu, manger) | テレビ (terebi, télévision) |
Un raccourci utile : si c'est anguleux, c'est probablement venu d'ailleurs.
Les katakana et le français¶
Voilà un angle mort dont personne ne prévient les francophones : une partie des mots que vous croiserez en katakana viennent du français, mais déformés par la phonétique japonaise — et parfois par le sens.
| Katakana | Lecture | Origine | Sens réel en japonais |
|---|---|---|---|
| アトリエ | atorie | atelier | atelier d'artiste |
| アンケート | ankēto | enquête | sondage, questionnaire |
| ズボン | zubon | jupon | un pantalon |
| コンクール | konkūru | concours | concours (musique, art) |
| デッサン | dessan | dessin | dessin d'étude |
| ランデブー | randebū | rendez-vous | rendez-vous galant |
ズボン est le cas d'école : le mot est arrivé du français « jupon » et désigne aujourd'hui un pantalon. Reconnaître les caractères est la moitié facile ; reconnaître le mot est l'autre moitié. C'est pour ça que les katakana ont la réputation d'être les plus durs des deux, alors que les formes sont plus simples.
Le tableau complet des hiragana et des katakana¶
Voici le gojūon (五十音, « cinquante sons ») — la grille standard. Les lignes sont les consonnes, les colonnes les voyelles. Pressé ? Filez directement à la version imprimable.
| a | i | u | e | o | |
|---|---|---|---|---|---|
| – | あ ア a |
い イ i |
う ウ u |
え エ e |
お オ o |
| k | か カ ka |
き キ ki |
く ク ku |
け ケ ke |
こ コ ko |
| s | さ サ sa |
し シ shi |
す ス su |
せ セ se |
そ ソ so |
| t | た タ ta |
ち チ chi |
つ ツ tsu |
て テ te |
と ト to |
| n | な ナ na |
に ニ ni |
ぬ ヌ nu |
ね ネ ne |
の ノ no |
| h | は ハ ha |
ひ ヒ hi |
ふ フ fu |
へ ヘ he |
ほ ホ ho |
| m | ま マ ma |
み ミ mi |
む ム mu |
め メ me |
も モ mo |
| y | や ヤ ya |
— | ゆ ユ yu |
— | よ ヨ yo |
| r | ら ラ ra |
り リ ri |
る ル ru |
れ レ re |
ろ ロ ro |
| w | わ ワ wa |
— | — | — | を ヲ o |
| n | ん ン n |
46 caractères par syllabaire. Notez les cinq irrégularités — し shi, ち chi, つ tsu, ふ fu et を — elles cassent le schéma, et ce sont précisément celles que les débutants lisent de travers.
Deux caractères qui se comportent bizarrement
を se prononce o, pas wo, et en japonais moderne il n'apparaît quasiment que comme particule d'objet. ん est le seul kana qui ne soit pas une syllabe entière — c'est un n autonome, et il ne commence jamais un mot.
Le piège des voyelles pour un francophone
Le う japonais n'est pas le « ou » français : il est plus fermé, presque sans arrondi des lèvres. Et le r de ら・り・る・れ・ろ n'a rien du R français : c'est un battement de la langue proche du l, quelque part entre « la » et « da ». Écouter dès le premier jour évite de fossiliser un accent qu'il faudra corriger pendant des mois.
Dakuten et handakuten : les marques de sonorisation¶
Ajoutez deux petits traits (dakuten, ゛) ou un petit rond (handakuten, ゜) en haut à droite, et la consonne change. Aucune forme nouvelle à apprendre — 25 sons de plus, gratuits.
| a | i | u | e | o | |
|---|---|---|---|---|---|
| g | が ガ ga |
ぎ ギ gi |
ぐ グ gu |
げ ゲ ge |
ご ゴ go |
| z | ざ ザ za |
じ ジ ji |
ず ズ zu |
ぜ ゼ ze |
ぞ ゾ zo |
| d | だ ダ da |
ぢ ヂ ji |
づ ヅ zu |
で デ de |
ど ド do |
| b | ば バ ba |
び ビ bi |
ぶ ブ bu |
べ ベ be |
ぼ ボ bo |
| p | ぱ パ pa |
ぴ ピ pi |
ぷ プ pu |
ぺ ペ pe |
ぽ ポ po |
La logique est constante : k→g, s→z, t→d, h→b, et h→p avec le rond. ぢ et づ se prononcent exactement comme じ et ず et sont rares — ne perdez pas de temps dessus.
Yōon : les sons combinés¶
Un kana de la colonne i suivi d'un petit や, ゆ ou ょ produit une seule syllabe fusionnée. 33 sons de plus, toujours aucune forme nouvelle.
| ya | yu | yo | |
|---|---|---|---|
| k | きゃ キャ kya |
きゅ キュ kyu |
きょ キョ kyo |
| s | しゃ シャ sha |
しゅ シュ shu |
しょ ショ sho |
| t | ちゃ チャ cha |
ちゅ チュ chu |
ちょ チョ cho |
| n | にゃ ニャ nya |
にゅ ニュ nyu |
にょ ニョ nyo |
| h | ひゃ ヒャ hya |
ひゅ ヒュ hyu |
ひょ ヒョ hyo |
| m | みゃ ミャ mya |
みゅ ミュ myu |
みょ ミョ myo |
| r | りゃ リャ rya |
りゅ リュ ryu |
りょ リョ ryo |
| g | ぎゃ ギャ gya |
ぎゅ ギュ gyu |
ぎょ ギョ gyo |
| j | じゃ ジャ ja |
じゅ ジュ ju |
じょ ジョ jo |
| b | びゃ ビャ bya |
びゅ ビュ byu |
びょ ビョ byo |
| p | ぴゃ ピャ pya |
ぴゅ ピュ pyu |
ぴょ ピョ pyo |
Total : 46 + 25 + 33 = 104 sons par syllabaire. Mais seuls les 46 premiers sont des formes réellement nouvelles. C'est toute la charge de travail, et c'est pour ça que les kana sont un projet de week-end et pas de semestre.
Alors oubliez les 104 un instant. Voilà ce que vous devez vraiment apprendre — 92 formes, les deux syllabaires, sur un écran :

Emportez le tableau
La version complète — les deux syllabaires avec dakuten, sons combinés, pièges et plan sur 7 jours — en feuille A4 prête à imprimer : télécharger le tableau des kana (PDF). Gratuit, sans inscription. Ou enregistrez les images : hiragana · katakana.
Trois signes qui ne sont pas des caractères¶
- っ / ッ (petit tsu) — redouble la consonne suivante. きって = kitte (timbre), et non kitsute.
- ー — la barre d'allongement des katakana. コーヒー = kōhī. En hiragana, on allonge en ajoutant une voyelle (おかあさん, okāsan).
- は, へ, を comme particules — は se lit wa, へ se lit e, を se lit o. Uniquement dans leur rôle grammatical. C'est l'erreur de lecture la plus fréquente chez les débutants. Ce que ces particules font, c'est un sujet à part entière.
Comment apprendre les kana : 6 méthodes, classées¶
Les méthodes ne manquent pas. Il existe pourtant un classement assez net entre elles, et ce n'est pas une affaire de goût : la recherche en mémoire est inhabituellement stable sur ce point.
1. Les images mentales — la meilleure façon de les faire entrer ⭐¶
Associez chaque caractère à une image qui encode son son. き ressemble à une clé — key en anglais, ki en japonais. め est un œil, et me est justement le mot japonais pour « œil ». ね a une queue enroulée comme un chat — neko.

C'est la méthode des mots-clés, l'une des mieux étayées de la psychologie cognitive. Dans l'étude fondatrice d'Atkinson et Raugh (1975), les apprenants disposant d'images mentales ont obtenu 88 % à un test final de vocabulaire contre 28 % pour un groupe témoin en étude libre — et ils en retenaient encore davantage six semaines plus tard.
Bachoter un tableau à froid, c'est forcer la reconnaissance par la répétition brute, sans rien d'où rappeler l'information. Une image mentale donne à chaque caractère un point d'accroche dès la première rencontre.
Idéal pour : le premier passage. Limite : les images sont un échafaudage, pas de la fluidité — il faudra les abandonner, et c'est le rôle de l'étape 2.
2. Le rappel espacé — la meilleure façon de les garder ⭐¶
Les images font entrer les kana ; c'est le test qui les fixe. Les travaux de Roediger et Karpicke montrent que des apprenants pratiquant le rappel actif retenaient 61 % du matériel après une semaine, contre 40 % pour ceux qui se contentaient de relire. Le rappel espacé et la pratique de récupération sont les deux seules techniques classées « à forte utilité » dans la grande revue de Dunlosky sur dix stratégies d'étude.
Concrètement : interrogez-vous kana → son, dans un ordre aléatoire, avec des intervalles croissants. Anki, une appli de quiz ou un simple paquet de cartes mélangé font l'affaire. Ce qui compte, c'est de rappeler et non de revoir. Relire un tableau donne une impression de progrès sans en produire : la familiarité n'est pas la récupération.
3. L'écriture à la main¶
Écrire chaque caractère engage la mémoire motrice et vous force à remarquer les différences que l'œil survole — c'est de loin le remède le plus fiable contre la confusion シ/ツ et ソ/ン plus bas.
Mais c'est lent. Tofugu estime qu'apprendre à écrire double ou triple le temps d'apprentissage des kana, et en 2026 l'essentiel de la saisie du japonais se fait au clavier. Notre position : lire d'abord, écrire ensuite. Atteignez l'aisance en lecture en une semaine, puis ajoutez l'écriture comme une habitude séparée et tranquille — 10 minutes par jour, pas un prérequis.
4. La récitation du tableau¶
Réciter あいうえお・かきくけこ en descendant la grille gojūon, c'est la méthode scolaire japonaise. Elle a une vraie valeur : l'ordre des lignes et des colonnes est l'ordre alphabétique japonais, celui de tous les dictionnaires, index et menus.
Comme méthode d'apprentissage à elle seule, en revanche, c'est la plus faible de cette liste : de la reconnaissance sans accroche, de la répétition sans rappel. Apprenez l'ordre de la grille comme référence, pas comme boucle d'étude principale.
5. Les applis et les jeux¶
Duolingo, Real Kana, les applis de quiz : excellentes sur ce qui fait vraiment échouer les débutants, à savoir revenir tous les jours. La série de jours consécutifs règle un problème de motivation, pas un problème de mémoire. La plupart sont des moteurs de quiz — c'est-à-dire la méthode 2 dans un plus joli emballage — donc elles fonctionnent. Vérifiez simplement que la vôtre teste kana → son plutôt qu'un QCM, bien plus facile que la lecture réelle.
6. Lire du vrai japonais tout de suite¶
Le finisseur. Dès que vous déchiffrez ~80 % des hiragana, arrêtez les exercices et lisez de vraies phrases avec furigana. C'est ce déchiffrage lent et pénible qui transforme « je reconnais ce caractère » en « je lis ce mot ». Rien d'autre ne fait ce travail.
Le verdict : ce qui marche vraiment¶
Les images les font entrer. Le rappel espacé les garde. La lecture les rend automatiques.
Une semaine concrète, qui fonctionne pour la plupart des apprenants :
| Jour | Ce que vous faites |
|---|---|
| 1 | Les 46 hiragana avec les images mentales — un passage, sans pression |
| 2 | Test des 46, kana → son, en désordre. Réimaginez ce qui coince |
| 3 | Dakuten, handakuten, yōon (aucune forme nouvelle) + test |
| 4 | Lire de vraies phrases en hiragana avec furigana. Très lentement, c'est normal |
| 5–6 | Les 46 katakana avec images + test. Plus rapide — mêmes sons |
| 7 | Lecture mélangée. Ne réviser que votre liste d'erreurs personnelle |
Gardez ensuite un test de 5 minutes par jour pendant deux semaines pendant que vous lisez. C'est tout. La plupart des apprenants lisent confortablement en 3 à 7 jours ; certains y arrivent en un week-end. Ceux qui vous annoncent des mois parlent de la maîtrise de l'écriture manuscrite, pas de la lecture.
Les kana qui se ressemblent¶
Concentrez vos efforts ici. Une poignée de paires provoque la grande majorité des erreurs de débutant :

Katakana — les tristement célèbres
| Paire | Astuce |
|---|---|
| シ shi / ツ tsu | Les traits de シ entrent par la gauche ; ceux de ツ tombent du haut |
| ソ so / ン n | Même règle : ン monte depuis la gauche, ソ descend depuis le haut |
| ク ku / ワ wa | ク a un angle net, ワ est ouvert et carré |
| ス su / ヌ nu | ヌ porte le trait croisé supplémentaire |
Hiragana
| Paire | Astuce |
|---|---|
| ね / れ / わ | Seule la queue change — ね s'enroule en boucle (la queue du chat) |
| さ sa / き ki | き a deux barres — la clé à deux dents |
| は / ほ / ま | ほ porte la barre horizontale en plus |
| る ru / ろ ro | る se termine en boucle fermée, ろ reste ouvert |
C'est ici que l'écriture à la main est rentable : tracer シ et ツ dix fois chacun apprend la différence de sens des traits comme aucun regard ne le fera.
Questions fréquentes¶
Combien de temps pour apprendre les hiragana ? Pour la reconnaissance en lecture : 2 à 4 jours d'étude concentrée avec images mentales et auto-tests. Comptez 2 à 3 jours de plus pour les katakana. L'aisance à l'écrit est un projet distinct et plus long — plusieurs semaines, à mener en parallèle.
Faut-il apprendre les hiragana ou les katakana en premier ? Les hiragana. Plus fréquents, porteurs de la grammaire, et c'est l'écriture des furigana. Les katakana viennent ensuite et vont plus vite.
Faut-il connaître les kana avant les kanji ? Oui. Les lectures des kanji s'écrivent en kana, et tous les outils d'étude supposent que vous les lisez. Ce n'est pas une préférence, c'est une dépendance.
Peut-on utiliser le rōmaji au début ? Pour vos premières heures de prononciation, pourquoi pas. Comme béquille de lecture, non : vous installez une habitude qu'il faudra des mois à défaire. Passez directement aux kana.
Combien de kana en tout ? 46 caractères de base par syllabaire (92 au total), qui donnent 104 sons chacun une fois ajoutés dakuten, handakuten et sons combinés. Seuls les 46 sont des formes nouvelles.
Quelle différence entre hiragana, katakana et kanji ? Les hiragana et les katakana sont phonétiques : un caractère = une syllabe, et il y en a 46 de chaque. Les kanji sont logographiques : chacun porte un sens, et il y en a ~2 100 d'usage courant. Les kana, c'est une semaine de travail ; les kanji, plusieurs années.
Lire, plutôt que réviser¶
Les kana sont la semaine la plus courte et la plus rentable de tout l'apprentissage du japonais. Quelques jours d'images mentales et d'auto-tests, et le système d'écriture cesse d'être un mur pour devenir simplement… du texte.
Ce que la plupart des apprenants ratent, c'est la suite : ils finissent le tableau puis retournent à des supports en rōmaji, et les kana s'effacent doucement. Ne faites pas ça. Dès que vous déchiffrez l'essentiel des hiragana, lisez de vraies phrases — mal, lentement, avec les furigana. C'est l'étape qui rend l'acquis définitif.
Votre tableau des kana, prêt à imprimer
Télécharger le tableau complet (PDF, A4) — hiragana et katakana, dakuten, sons combinés et pièges, sur deux pages imprimables. Gratuit, sans inscription. À punaiser au-dessus du bureau.
Tsuzuki est construit exactement pour cette transition : un cours de japonais écrit comme une histoire qui continue, avec un sélecteur d'affichage qui vous laisse lire chaque ligne en kana, en kanji avec furigana ou en kanji bruts — et jamais en rōmaji. Les 10 premières leçons sont entièrement gratuites : créez un compte sur tsuzuki.app et commencez à lire.
がんばって! (Bon courage.)
Sources : Atkinson & Raugh (1975), « A Mnemonic Method for Learning a Second-Language Vocabulary », Journal of Educational Psychology ; Roediger & Karpicke (2006), « The Power of Testing Memory » ; Dunlosky et al. (2013), « Improving Students' Learning With Effective Learning Techniques » ; les guides hiragana et katakana de Tofugu.